The Research Comittee on Sociocybernetics, RC51
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6th European Congress on SYSTEMS SCIENCE

PARIS
19 - 22 septembre 2005
with the patronage of UNESCO

RC51 SYMPOSION ON SOCIOCYBERNETICS
ISA - Research Committee 51 on Sociocybernetics
"Social Complexities from the Individual to Cyberspace"


RAPPORT

SYMPOSIUM SUR LA SOCIOCYBERNETIQUE
« La complexité du social, de l’individu au cyberespace »

organisé par
AIS – Comité de recherche 51 sur la sociocybernétique
AIS - Association Internationale de Sociologie


Le symposium organisé par le Comité de recherche 51 sur la sociocybernétique dans le cadre du 6ème Congrès Européen de Science des Systèmes, tenu à Paris en septembre 2005, à l’Ecole Nationale Supérieure d´Arts et Métiers (ENSAM), s’articulait autour de cinq grands thèmes: les principes et la pratique de la sociocybernétique, une présentation des approches sociocybernétiques appliquées aux disciplines scientifiques, la méthodologie sociocybernétique, l’épistémologie sociocybernétique, et enfin les perspectives qui s´offrent à la sociocybernétique. Une table ronde sur la question: « La sociocybernétique, science de la complexité du social ? » a permis de conclure ces discussions en y intégrant aussi le point de vue des participants.

Notre symposium réunissait 13 communications présentées par des conférenciers provenant de dix pays: l’Allemagne, le Canada, l’Espagne, les États-Unis, la France, la Grèce, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Slovénie.

Deux de nos cinq sessions de travail se sont déroulées en français, dont la session d´ouverture qui a eu lieu dans le Grand Amphithéâtre avec traduction simultanée, ce qui a été très apprécié et nous a permis de rejoindre un plus vaste auditoire pour présenter les principes de base de la sociocybernétique ainsi que les éléments qui en caractérisent la pratique. La table ronde qui clôturait le symposium, tenue en anglais, a aussi attiré des auditeurs intéressés à mieux connaître notre groupe et la sociocybernétique. Nos sessions de travail se sont succédées pendant toute la journée du mardi 21 septembre ainsi que le lendemain, en avant-midi; l’auditoire variait entre dix et vingt-cinq personnes, selon la session.

* * *

Pour ouvrir le symposium, les trois communications de notre première session de travail ont été présentées en français. Bernd R. Hornung a d’abord énoncé les principes de base de la sociocybernétique. La communication suivante a permis d’illustrer la mise en application de la sociocybernétique dans les entreprises selon la méthodologie de la socianalyse, que Jacques et Maria van Bockstaele pratiquent avec succès depuis plusieurs années. Diane Laflamme a ensuite indiqué dans sa communication comment la sociocybernétique aborde la question de la constitution du sens en situation de complexité, dans le contexte des sociétés contemporaines.

La deuxième session de travail a permis de mettre en relief jusqu’à quel point la recherche en sociocybernétique évolue dans un environnement où se rencontrent plusieurs disciplines. La communication présentée par Bernard Scott et Simon Shurville insistait sur l’importance de viser une unification épistémologique des disciplines scientifiques et proposait que la sociocybernétique joue un rôle de premier plan à cet égard. La communication de Matjaz Mulej, rédigée en collaboration avec Vojko Potocan et Bojan Rosi, a permis d’approfondir la discussion ainsi amorcée en abordant plus précisément le problème qu’engendre la tension entre la spécialisation d’une part et, d’autre part, l’application de la pensée systémique dans la science. Le point de vue exposé mettait en relief comment les conflits peuvent être évités en situation d’interdépendance grâce à des efforts mutuels de collaboration entre les spécialistes provenant d’horizons disciplinaires différents.

Après cette analyse de la perspective disciplinaire, l’attention s’est tournée vers les questions de méthodologie avec une clarification et une discussion des concepts d’interdisciplinarité et de transdisciplinarité par Marilena Lunca, dont la communication portait principalement sur le concept de la résolution de problèmes et sur les approches méthodologiques qui s’y rattachent. Arne Collen a ensuite proposé une analyse du processus qui caractérise la recherche empirique dans une perspective sociocybernétique. Cette session de travail s’est terminée par la présentation du rapport préparé par Lucio Biggiero et Enrico Sevi sur les effets de la complexité sur la performance d’un groupe, à partir d’une recherche effectuée avec un modèle de simulation.

On pourrait dire que toutes les communications gravitaient, depuis le début du symposium, autour de la question « Comment ? » Notre quatrième session a plutôt abordé le débat épistémologique en tant que fondement même de la théorie et de la méthodologie qui caractérisent la sociocybernétique. Klaus Anders a articulé sa réflexion autour de la question « Pourquoi ? », posée à l’intérieur d’une boucle circulaire. La communication de Francisco Parra-Luna a ensuite permis de montrer comment la sociocybernétique peut répondre à la question « Où ? », plus précisément par le biais d’une interrogation visant à établir où se trouvait le village de Don Quichotte de la Mancha, dont le nom n’est jamais mentionné par Cervantes dans son roman ? Nicholas Paritsis a clôturé la journée en présentant l’épistémologie des holons dans l’espace social comme objet de la sociocybernétique, proposant ainsi une réponse à la question « Quoi ? »

Mercredi matin, dès 8h30, le français redevenait à nouveau la langue des débats pour notre dernière session de travail, faisant suite à une réception, un dîner entre collègues et une agréable soirée à Paris. La sociocybernétique a alors été abordée et discutée selon des points de vue plus pratiques et empiriques. La communication de Marie-Noëlle Sarget proposait une approche systémique de la marginalité. Marie-Claude Dupré, à partir d’un contexte ethnologique, a décrit pour nous ce qu’elle appelle « Les trois limites » du développement et de l’action humaine, tout en insistant sur le fait que la société et le développement social ne sauraient exister et se déployer dans un espace vide ou un milieu idéal. Ils s’intègrent plutôt dans un environnement, une niche écologique dont il faut tenir compte avec sérieux car cet encadrement impose des limites précises aux projets dans lesquels s’engagent les humains. La pensée systémique/holiste doit remplacer les formes de pensée plus fragmentaires et partiales encore utilisées couramment. La discussion provoquée par ces communications constituait une bonne introduction aux débats qui se sont ensuite poursuivis dans le cadre de la table ronde qui clôturait le symposium.

* * *

La discussion en table ronde, tenue en anglais, visait à résumer les principaux éléments soulevés tout au long du symposium au sujet de la situation actuelle et des développements futurs de la recherche en sociocybernétique. La question posée : « La sociocybernétique, science de la complexité du social ? » a permis à cinq chercheurs actifs dans divers domaines rattachés à la sociocybernétique d’exprimer leur point de vue: Lucio Biggiero, Italie, Marie-Claude Dupré, France, Matjaz Mulej, Slovénie, Marie-Noëlle Sarget, France, et Bernard Scott, Royaume-Uni. C’est Bernd R. Hornung, d’Allemagne, qui agissait en qualité d’animateur.

Suite à un premier tour de table, l’auditoire a été invité à contribuer à la discussion; le débat a permis d’aborder plusieurs questions importantes dont nous voudrons tenir compte pour mieux orienter à l’avenir nos efforts visant à promouvoir la sociocybernétique et à en faire une approche encore plus pertinente pour les sciences sociales. Matjaz Mulej a signalé qu’il convenait de retirer le point d’interrogation placé à la fin du titre de la table ronde et a proposé une argumentation convaincante à l’effet que la sociocybernétique, définie comme l’application de la systémique et de la cybernétique en sociologie et dans les autres sciences sociales, est effectivement la science capable de traiter des systèmes sociaux et de leur complexité. La systémique est la seule approche qui soit en mesure de tenir compte des situations qui se caractérisent par un haut niveau d’interdépendance, ce qui nécessite également, selon lui, une éthique appropriée - une éthique d´interdépendance. Ainsi, le travail qui s’impose maintenant en sociocybernétique ne consisterait pas tant à approfondir l’auto-réflexion mais bien plutôt à élargir le rayonnement de la sociocybernétique parmi les sociologues et les autres chercheurs en sciences sociales; c’est à cette tâche que devrait se consacrer le Comité de recherche 51 sur la sociocybernétique.

Certains intervenants nous ont fait remarquer que la démarche empirique n’est pas encore assez présente en sociocybernétique. Ainsi, dans le cadre de notre symposium, l’accent a surtout été mis sur la méthodologie et sur les questions théoriques; seules les trois communications des conférenciers français: van Bockstaele et al. décrivant la « socioanalyse » comme méthodologie de consultation dans les entreprises, Sarget qui a exposé les problèmes relatifs à la marginalité, et Dupré qui a présenté une analyse de certains aspects du développement social et mondial, ont adopté une perspective plus ou moins empirique.

On a discuté en détail la proposition de Lucio Biggiero d’ouvrir plus vers l’extérieur les activités du Comité de recherche 51 et d’intensifier le dialogue avec les autres approches et disciplines. La stratégie adoptée jusqu’ici par le comité correspond tout à fait à cet objectif. Le problème consiste surtout à conserver un équilibre approprié entre, d’une part, l’élaboration d’un noyau de connaissances communes à l’intérieur de notre comité de recherche, ce qui nécessite un certain degré de fermeture, et d’autre part l’intensification des efforts de communication et de dialogue avec les autres chercheurs, ce qui exige une réelle ouverture. Un degré excessif de fermeture risquerait d’entraver le développement ultérieur des connaissances en sociocybernétique en suscitant une auto-réflexion et des discussions stériles; par ailleurs, une trop grande ouverture ne permettra pas nécessairement plus d’innovation et de créativité, et pourrait fort bien provoquer une dilution du noyau de connaissances propres à la sociocybernétique et même engendrer des pertes. Il faudrait donc, dans une perspective systémique, trouver où se situe l’optimum requis, selon un dosage approprié pour en arriver à un équilibre entre ouverture et fermeture.

En fait, au cours d´une première phase d’activités axées sur le recrutement du plus grande nombre possible de membres – un effort de diversification – le Comité de recherche 51 (RC-51) s’est refermé sur lui-même pour organiser une série de conférences annuelles qui se sont avérées des moments privilégiés d’auto-réflexion et d’efforts conjoints visant à développer un noyau de connaissances en sociocybernétique. Par ailleurs, surtout au cours de l’année écoulée, RC-51 a participé à plusieurs conférences internationales organisées par d’autres associations. Il faut cependant tenir compte ici du fait que nous risquons d’outrepasser la capacité de nos membres d’investir le temps et les ressources nécessaires pour participer à toutes ces conférences.

Un autre des éléments soulevés lors des discussions en table ronde portait sur le fait que plusieurs de nos collègues omettent d’indiquer ouvertement qu’ils se servent de la systémique et de la cybernétique. Il se peut cet usage implicite soit intentionnel, par exemple lorsqu’il vise à réussir des interventions et innovations sans imposer aux collègues ou aux clients des discussions théoriques qui pourraient s’avérer improductives. Il y a d’autres cas cependant où une omission non intentionnelle pourrait s’avérer une bonne occasion pour les sociocybernéticiens de rendre explicite l’application de la science des systèmes. Il importe que la référence à la systémique soit explicitement formulée afin que les utilisateurs puissent tirer un meilleur profit des avantages offerts et qu’ils puissent vraiment savoir ce qui se passe.

L’importance de travailler de telle sorte que nos recherches s’ouvrent vers l’extérieur est également lié à un autre souhait mentionné lors de la table ronde, celui de faire en sorte que les personnes qui prennent les décisions et qui formulent les politiques soient informées des éléments de base de la sociocybernétique, particulièrement dans les organismes internationaux comme les Nations Unies. Des efforts ont déjà été entrepris en ce sens: RC-51 se prépare à devenir membre de l’IFSR – l’International Federation of Systems Research, et prévoit aussi travailler en collaboration avec l’International Social Science Council, ISSC, qui agit en qualité de consultant auprès de l’UNESCO et d’autres organismes des Nations Unies.

Certains des participants au congrès ont fait remarquer que l’âge moyen de l’auditoire semblait plutôt élevé. Ceci ne s’applique pas vraiment dans le cas de RC-51 car, au cours des dernières années, notre comité de recherche a redoublé d’efforts pour recruter de jeunes membres, pour encourager les étudiants et les jeunes chercheurs à participer à la conférence internationale sur la sociocybernétique que nous organisons à chaque année et pour les inviter à apporter leur collaboration aux travaux du comité. Entretemps ces efforts se sont avérés un succès.

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created: May 27,1998
updated: NOVEMBER 85, 2005